Séquence 2

LES HOBOES

Le terme « hobo » est un mot anglais lié à la réalité historique des États-Unis.

C’est un sans domicile fixe qui se déplace de ville en ville le plus souvent en se cachant dans des trains de marchandises. Il vit essentiellement de travaux manuels saisonniers et opportuns. Le terme pourrait se traduire par vagabond.

C’est à la fin de la Guerre de Sécession (1861-1865) que l’on voit apparaître les premiers hobos. D’après Lavenu Mickaël (étudiant à l’université Paris-Descartes), ce sont pour la plupart de « jeunes vétérans, loin de chez eux et affamés d’aventure ».

En 1873, lors de la grande dépression, plus de 3 millions d’individus se retrouvent au chômage. Grâce aux 250 000 miles (soit 402 250 km) de voie ferrée, ces personnes, en quête de travail, migrent de l’ouest vers les grandes villes ; l’est en saison hivernal et inversement en été vers les employeurs céréaliers.

Le hobo devient peu à peu un mythe de l’imaginaire américain. Avec l’industrialisation et les avancées technologiques, les travaux manuels laissent place aux machines. Les vagabonds s’approchent de moins en moins des villes. Les seules traces que l’on trouve trouve d’eux, sont des symboles dessinés à la craie ou au charbon, permettant de mettre en garde et d’informer les autres hobos sur les endroits pour attraper un train , pour dormir, etc.

Ainsi, le hobo est né suite à la guerre de Sécession et aux crises économiques du 19ème siècle. Cependant, l’industrialisation les pousse à s’éloigner des villes et à laisser place aux nomades.

Au niveau de l’aspect culturel, en 1923, le sociologue américain Nels Anderson publie Le hobo, issu de l’école de Chicago, il nous raconte le mode de vie hobo, dont la spécificité provient du fait que lui-même a été longtemps hobo. De nombreux pans de cette vie marginale y sont exposés : organisation des campements, université hobo, extraits de poèmes et de chansons, vie affective, vie politique, récits de vie.

Soixante ans plus tard, en 1982, Douglas Harper publie un livre : Good Company sur les hobos des années 70 les « tramps », à partir d’une observation participante initiatrice d’une année. L’accent est mis sur le savoir-faire que nécessite l’usage clandestin des trains et des gares de triage, et le savoir-être devant les rencontres de voyages.

Toujours cité en voie de disparition, depuis d’abord la fin de la frontière, puis devant l’avancée de la machine agricole et de l’automatisation, la figure du hobo, travailleur manuel libre et itinérant, se renouvelle ainsi au gré des besoins de main-d’œuvre temporaire.

La place accordée au hobo dans la littérature, de Jack London à Kerouac, et dans la chanson folk, souligne également l’impact culturel du hobo et la fascination qu’il exerce sur l’imagination.

Aujourd’hui le hobo a de nouvelles raisons de fuir la vie sédentaire. Certains recherchent un nouveau style de vie, plus proche de la nature, d’autres fuient les conflits familiaux et les contraintes de la vie sédentaire (impôts, …).

De nouvelles formes du hobo prennent naissance de manière plus moderne, par exemple un collectif d’artistes parisiens,les 4th, parcourent l’Europe en train de marchandise avec pour budget 0 euros en poche. Ils filment leur pérégrinations, sans savoir où ils vont, souvent au nord, en Belgique ou aux Pays-Bas.

Comment se déplace principalement les hoboes?

Qui a souvent parler des hoboes?

Comment pourrait se traduire le terme "hobo"?

Quel est le nom du collectif parisien qui parcourent l'Europe en train de marchandises?

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