Séquence 3

LES PREMIERS TRAVELLERS (NEW AGE)

Le terme de traveller (voyageur) était utilisé au XVIIè siècle pour qualifier une catégorie de voyageurs autonomes anglais.

Dans l’histoire du mouvement  des travellers en Grande-Bretagne et en France, il n’y a pas réellement de début et de fin de ce mouvement.

Les premiers désignés par ce terme sont les routards anglais, dans les années 1960, en Angleterre, le terme traveller est peu utilisé. On les appelle des New age travellers.

Ces années -là, la Grande Bretagne  développe une tradition de concerts gratuits (les free festivals). Souvent réalisés en plein air, ils sont parfois associés à des mouvements alternatifs contestataires relatifs à des revendications contemporaines comme le rejet des armes de destruction massive. Les festivals libres sont donc vus et compris comme une sorte d’alternative à la société globale et non pas comme le haut lieu de l’amusement et du plaisir. On peut lire ces festivals comme un carnaval. En ce sens, le carnavalesque de ces festivals est associé à des formes rituelles de comportements transgressifs dans lesquels les sanctions morales et les comportements normatifs sont temporairement suspendus et décrédibilisés. À travers l’espace constitué en festival libre, outre une insistance sur la diffusion de la musique et la consommation ouverte aux drogues de toutes sortes, on peut voir que les festivals offrent des opportunités au jeu de la moquerie des autorités.

Il y a une idée de trangression, ces pratiques marginales proviennent d’une certaine «dissidence» comprise comme une marginalité choisie. C’est une prise de distance volontaire avec les normes et les valeurs dominantes. Le refus du conformisme peut ainsi être lu au travers de ces festivités, on peut ici faire un parallèle avec le mouvement des free parties quelques décennies plus tard, dans la brèche de ce genre de mouvement alternatifs.

On peut se demander si leur marginalité n’est pas subie dans la mesure où une partie de ces personnes se trouve démunie au point d’être dans l’impossibilité au niveau économique de suivre le schéma dominant c’est à dire: acheter une maison, une voiture. Entre une marginalité choisie et subie, les new age travellers semblent osciller entre deux façons d’être face à la société : d’une part, leur anti-conformisme les éloigne des valeurs sociétales traditionnelles et d’autre part, dans le même temps, ils s’y font par défaut.

Les New age travellers commencent ainsi à voyager de festivals en festivals, aux moyens de véhicules aménagés en logis. Les festivals prennent alors un sens important, par lesquels les travellers expérimentent le paysage dans lequel ils fondent leurs habitats.

Par ailleurs, l’idée d’un mode de vie nomade émerge en dehors des festivals, entre les événements, par les convois. À la fin des années 1970, le convoi n’est pas devenu juste la manière la plus sûre pour les new age travellers de se déplacer en territoire « hostile»; c’est devenu un défi ouvert aux autorités et un défi aux tentatives de régulation des personnes vivants sur les routes.

Il y a comme pour les teufeurs, des a priori concernant les travellers (drogués, marginaux, dealers, impropres, négligés), les arguments montrent que sans être forcément faux, ces jugements spontanés masquent une part de la réalité sociale de leur univers.

Où et quand les new age travellers apparaissent?

Quels sont les a priori sur les travellers?

Comment se déplaçaient-ils?

Comment s'appelle les concerts gratuits où vont les travellers?

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