Les Radios Associatives

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Les Webradios

NB : Ce module aurait du se présenter sous la forme de podcast.

I) Qu’est qu’une « webradios »?

Nous regroupons en réalité sous ce terme plusieurs catégories de « radios ». Le mot « radios » est entre parenthèses car nous verrons plus loin qu’il est aussi à interroger en vue de la nature que revêtent les webradios.

En effet, il est possible de distinguer au moins deux types de radios en ligne. Les premières étant les radios traditionnelles diffusant sur les ondes hertziennes pratiquant le « simulcasting »; c’est à dire qui diffusent en même temps sur les ondes  et sur internet permettant à l’auditeur de l’écouter sur son ordinateur (ou n’importe quel autre support d’internet) via un « stream ». Elles mettent également à disposition les enregistrements de leurs émissions en podcasting nous permettant ainsi de les réécouter quand bon nous semble. Les secondes sont les radios ne diffusant qu’en ligne. Nous parlons alors de « webcasting »; c’est à dire la diffusion d’un contenu propre à ces radios sur internet sur le site ou « streamée » sur divers plate forme tel que Radio.fr ou webradios.fr. Cependant cela n’empêche pas radios privées d’avoir leur propre radios webcastée, pour exemple, NrjRio2.

On remarque d’ailleurs une tendance généralisée à vouloir se « streamer » sur internet, on voit ainsi émerger une d’autre groupe/entreprise venant d’un autre univers médiatique se lançant dans les webradios. Par exemple, Ankama possède sa propre webradio dédiée à son univers, Anka’dio. La trans-médiation semble se cristalliser autour du  webcasting, servant parfois les sujets aborder par ces médias. Par exemple, le magasine Les Inrockubptibles a développé un partenariat avec la plate forme Deezer permettant d’écouter directement l’album chroniqué à partir de leur site.

Ce dernier exemple est, il nous semble, caractéristique des problématique entourant la définition des « webradios ».  Il pose tout d’abord la question de la plateforme; peut-on considérer les sites de streaming musicale tel que Deezer comme des webradios à proprement parler? Peut-on même seulement continuer à appeler ça une radio quand la plupart des webradios ne propose que du contenu musical?

II)Les Mutations

Les webradios (entendre ici, celles webcastées) se sont thématisées. On voit en effet émerger des radios aux thématique uniques, tel que l’économie, les médias, etc… Mais c’est autour des genres musicaux que se concentre la majorité des thèmes. Il y a eu une recentration autour de la diffusion musicale et cela pour plusieurs raisons.

La première étant que c’est un contenu facile à diffuser. Il ne demande pas de préparer des chroniques et de tenir une grille précise, il peut être géré par un petit nombre de personne. La seconde étant qu’internet à modifier les pratiques d’écoutes avec la démocratisation qu’a permis internet. On a alors vu émerger ces plate-formes spécialisées (type Deezer) ne proposant que du contenu musicale et répondant ainsi aux exigences des usagers (et du marché d’un certain point de vue…). On peut donc, dans cette optique, également envisager la diffusion musicale comme une réponse à une véritable attente vis-à-vis des internautes. La preuve faite que cette dimension n’est pas à prendre à la légère et la création de divers instances tel que le GESTE qui réunit tous les principaux éditeurs en ligne, tous médias confondus; ou encore le SYROL qui est le syndicat des webradios. Ce dernier défend les intérêts des webradios et a cristalliser l’une des problématique centrale aujourd’hui  mis en avant, qui est la question du droit d’auteur, en négociant avec la SACEM.

Ces deux acteurs  oeuvre dans la création d’un cadre juridique , les webradios rentrant également dans la problématique judiciaire soulevée par internet.

En effet, depuis l’avènement des webradios sur le web 2.0 s’est posée la problématique des droits d’auteurs, tout comme elle avait pu se poser au début de l’arrivée des radios libres sur la bande FM. La popularisation des webradios étant devenue ce qu’elle est, du fait de l’accessibilité à l’internet en constante hausse, les différentes instances se sont vues s’intéresser à ce point de vue économique qui suscite toujours la polémique. Peut-on diffuser toute sorte de contenus en toute liberté ? Peut-on utiliser des musiques en vente sur le marché ? Le régime est-il le même pour une webradio commerciale ou une webradio associative ? Nous allons tenter de faire un bref état de la législation en vigueur auquel doivent se conformer les webradios.

Tout d’abord la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique) est le principal acteur dans le traitement de la redevance des webradios, au même titre que dans le domaine des radios hertziennes, du spectacle vivant jusqu’à la consommation individuelle. C’est une société civile à but non lucratif qui contrôle, recense et œuvre pour promouvoir l’exploitation de la musique dans le respect des artistes et de leur création en France. Dans notre cas, il s’agit donc la société de gestion représentant les ayant-droits, à savoir les artistes-interprètes et producteurs, dans le cas où des œuvres musicales sont diffusées sur une webradio.

Les webradios bénéficient d’une licence légale qui leur octroie le fait de pouvoir diffuser, au même titre que les radios hertziennes, des œuvres musicales en toute légalité en contrepartie d’une rémunération basée sur un pourcentage des recettes. Suivant que l’on dispose d’une radio associative ou d’une radio commerciale, les conditions ne sont pas les mêmes. A savoir dans le cas des webradios commerciales, une condition financière s’évaluant à 12% des recettes globales (publicitaires, sponsoring, abonnement, etc.) et pour les webradios associatives la rémunération des auteurs-compositeurs et éditeurs de musique s’élève à 6% du budget global jusqu’à maintenant.

A savoir que la question des droits d’auteurs au sein des webradios, et plus largement dans tous les domaines, pose de gros soucis d’équité. Un contentieux existe encore de nos jours entre la SACEM et l’Adami (du côté des artistes et éditeurs de musique) et des associations de diffuseurs en ligne, notamment l’association GESTE qui a initié une démarche de contre-proposition au contrat Webradio à 12% de la SACEM jusqu’alors en activité. Les points de discorde concernent le fait que les webradios présenteraient une aptitude à remplacer ou non la vente d’un support physique, ou encore que ces programmes n’ont rien à voir avec la radiodiffusion au sens de l’article L. 241-1 du code de la propriété intellectuelle.

III)Possibilité d’une écoute participative

Dans ce dernier point, nous nous appuyons sur l’exemple d’une webradio, Ledjam.com.

En effet, cette radio musicale propose un modèle de vote influant sur le passage des chansons. Plus une chanson récolte de « j’aime » plus elle a de chance repasser et vis-et versa. De plus, ce vote est croisé à une récompense à la participation, plus l’on vote plus on a de poids. Un système de niveau est en place récompensant ainsi les plus assidus. Cela à pour effet de fidéliser un auditoire et de lui donner un réel rôle dans la diffusion des programmes.

Cette exemple est représentatif des problématiques déjà rencontrées sur internet, questionnant la place de l’acte démocratique/participatif/alternatif et montrant peut-être que la configuration même d’internet  est contingent à ces problématiques.

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Présentation

L’objectif de ce Mooc est de comprendre la radio comme étant un média libre, en articulant les aspects historiques, sociaux et pratiques de la radio FM des années 60 à aujourd’hui, nous tentrons de comprendre ce qu’apporte ce média à la libre expression.

Les modules prendront la forme de vidéo, mettant en scène une époque, un lieu, des conditions matérielles afin de connaitre et comprendre les condition d’émission à chaque période de l’histoire de la radio. Le contenu scientifique, historique sera donc transmis par cette mise en scène, sous la forme de débat, d’émission en studio et autres situations imaginée à partir des recherches faites sur la fm.

Par exemple pour le Module 3, qui s’appuie sur l’exemple de Radio Campus Lille, il s’agira  de filmer une émission en direct.

Les Modules:

Module 1: Les radios pirates 60′s

Module 2: Les radios libres

Module 3: Les radios associatives 1981 -

Module 4: Les radios en ligne

Mode d’évaluation:

Nous pensons créer un forum de discussion sur les problématiques soulevées par les modules, chaque acteur du débat obtient la certification par sa participation, de plus un système de karma identique à ceux des forums pourrait être mis en place pour récompenser les posts.

Possibilité de poster le poadcast d’un contenu enregistré, format émission ou billet d’humeur.

 

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LES RADIOS LIBRES (1977-1981)

NB : Ce module aurait du être enregistré avec les moyens du bord, comme dans une véritable radio libre et posté sous forme enregistrement audio.

 

I/ histoire: contexte social et politique, radios emblématiques

 

  • la radio libre est un mouvement contestataire qui consiste à la création de radios émettant clandestiment dans les années soixante dix en europe pour revendiquer la liberté d’expression et la fin des monopoles d’états dans le domaine de la radio diffusion.Il s’organise localement, indépendament de tout pouvoir financier et politiqueidée de liberté non contrainte. (Même si leur contenu est controlé par le Conseil Supérieur de l’audiovisuel.) 
  • En effet jusqu’en 1981 seules 3 radios avaient le droit d’emettre sous le contrôle de l’état français, face à l’ampleur de la montée des radios libres le gouvernement organise la répression les saisie sont fréquentes et des techniciens de la TDF procèdes à des brouillages.Cependant les radios libres organise des journées d’action commune contre ces formes de répressions, elles arrivent à convaincre les techniciens d’arrêter le brouillage avec succès.

 

  • en 1981 une loie est proposée par la gauche et le futur président miterrand pour la liberté de diffussion et d’émission, rendant ainsi le pouvoir à la population de créer des radios locales, cependant elles ne doivent pas étre à but commerciale et la pub y ai interdite
  • radio verte est la première radio Fm dite ‘libre’ à émettre ouvertement, défiant ainsi le monopole français sur les ondes. Elle est lançée le 13 mai 1977 à l’initiative de antoine Lefébure et de ses complices de la revue interférence. Radio verte obtient le soutien du mouvement écologiste. La station poursuivra ses emissions FM en toute illégalité jusqu’en 1981 malgrès inculpations saisie et brouillage.
  • 10 000 à 100 000 franc d’amende et jusqu’à un an de prison encouru pour l’emission de radio FM sans autorisation sur le sol français
  • association pour la libération des ondes (alo)
  • syndicat national des radios libres :est l’organisation professionnelle représentative dans l’audiovisuel en France des six cent radios locales privées à statut associatif, dits « opérateurs de catégorie A ». C’est le syndicat de radios non-commerciales le plus important dans le monde, et le plus puissant en Europe. le nouveau syndicat s’est substitué, en s’élargissant à de nouvelles radios, à la Confédération Nationale des Radios Libres (CNRL) l’organisation historique des radios libres fondée en 1984, sur la base d’une Charte des Radios Libres en référence à la promotion des droits de l’homme, à la déontologie de l’information et la laïcité républicaine. Il regroupe 307 radios en France métropolitaine et dans les territoires outre-mer.

 

II/ dispositifs techniques

  • cordination technique des radio libre (corali)
  • es premières radios libres sont nées en Italie, dans la foulée des revendications de 68. C’est là que les Belges sont allés chercher leurs premiers émetteurs. Dès 1970, une technologie plus facile (des émetteurs miniatures) et moins chère a rendu possible l’éclosion des radios libres. À l’époque des pionniers, un émetteur coûtait environ 1000 € actuels. Les passionnés y allaient souvent de leur poche. Parfois, il y avait un système de cotisation, qui couvrait les frais de matériel. Et bien entendu, les animateurs étaient bénévoles.

 

 

III/ usage social

 

  • but: créer de la diversité, revendique le droit d’emettre, la liberté d’information et de l’accès à tous ( principe démocratique)ex: la première radio libre en france : FLIP front de libération de l’info et de la parole===> création en réponse au besoin de communication de la population 
  • qui? Ancien 68, militants reconvertis, écologistes, syndicalistes, avocats, journalistes, hommes politiques ou simple passionné de technique, de musique de paroles libérées
  • transfo radicale de notre paysage audiovisuel
  • En France, l’ALO, qui se scindera sur la question du financement publicitaire, est liée au souvenir de Deleuze et Guattari, qui furent parmi les promoteurs de cette « libération des ondes ». Les fréquences radios sont un des premiers monopoles d’État à être brisé. Dans la brèche ouverte par les pionniers d’une libéralisation des ondes se sont très vite engouffrés des opérateurs commerciaux.

 

Ref biblio

 

  • LEFEBVRE Thierry, « la bataille des radios libres  1977-1981 »

 

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Macro-ondes : immersion dans le monde radiophonique

La radio,  ça vous parle?

Une envie d’expression, de pousser un coup de gueule?

Dans cette jungle médiatique c’est encore le seul médias qui depuis plus de 100ans nous permet de nous exprimer librement, de se faire entendre par tous!

En effet, nous vous proposons,  au travers de nos modules, de cerner les divers problématiques concernant ce média, dans le but de démontrer qu’il fait parti des médias libres. Pour cela nous avons besoin de votre participation active!

A VOUS LES STUDIOS!

 

 

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